|
Jour 1
| Jour 2
Le jeudi 6 novembre
Séance II :
ESSAIS CLINIQUES DE PHASES III ET IV
7 h 30 Café du matin
(Atelier technologique déjeuner-causerie (commandite possible)
8 h 25 Mot du président
8 h 30 Risques et avantages des tests pharmacogénomiques prévisionnels
Lawrence J. Lesko, Ph.D., Directeur, Pharmacologie clinique et biothérapeutique, FDA
L’adoption de tests pharmacogénomiques prévisionnels, comme CYP 2C9 et VKORC1 pour la warfarine, dans les soins des patients est basée sur leur utilité clinique. Le problème est qu’il n’existe pas d’entente universelle sur la signification de l’utilité clinique, ce qui présente d’importants défis de décision vis-à-vis des biomarqueurs génomiques à accepter pour un but particulier, de même que des données nécessaires à leur acceptation pour la prise de décision clinique. Au sens large, l’utilité clinique d’un test prévisionnel fait référence à l’avantage d’un vrai résultat de test et au danger d’un faux résultat de test. Comme pour les médicaments, l’utilité clinique englobe de nombreux points de vue différents au sein d’une évaluation globale des risques/avantages. Une telle évaluation devient forcément une situation de cas par cas, puisque les intervenants tels que les fournisseurs de soins de santé, les patients et les tiers payeurs ont probablement des points de vue différents. Cette présentation prendra en considération cette énigme au moyen d’exemples précis de combinaisons médicament/test.
9 h 00 Définition de l’utilité des tests génétiques
Felix Frueh, Ph.D., Vice-président, Médecine personnalisée, Medco Health Solutions Inc.
L’appel pour des essais cliniques aléatoires (ECA) dans le but de définir l’utilité clinique des tests génétiques continue de nuire à la mise en œuvre de tests génétiques en pratique clinique. Bien que l’on puisse considérer
les ECA comme l’exemple idéal d’introduction d’un nouvel outil médical en pratique clinique, la médecine a évolué au fil des siècles par l’entremise de la mise en œuvre et l’utilisation des habitudes et outils jugés utiles conformément aux observations et à l’analyse rétrospective des données. Puisque nous sommes presque à une époque au cours de laquelle l’information génétique complète d’un patient existe déjà ou s’obtient facilement, p. ex., par des balayages complets du génome ou un séquençage complet du génome, l’accent mis sur la définition de l’utilité clinique d’une variation génétique (et l’utilisation de cette information lors de la prise de décision clinique) passera de « dois-je commander ce test? » à « puis-je me permettre de m’en passer? ». Il est par conséquent raisonnable d’assumer que l’accès facile à l’information génétique réduira l’appel pour des ECA et les données d’observation serviront de plus en plus à prendre des décisions de traitement pour lesquelles une association génétique a été trouvée.
9 h 25 Dosage de la warfarine axé sur la pharmacogénétique : La prédiction juste de la dose thérapeutique améliorera-t-elle les résultats cliniques?
Charles S. Eby, M.D., Professeur agrégé, départements de pathologie, d’immunologie et de médecine, Washington University School of Medicine
La warfarine est un anticoagulant oral efficace, mais qui possède une grande amplitude de dose thérapeutique imprévisible qui résulte en complications dues à des hémorragies et coagulations pendant la phase d’initiation. De nombreux algorithmes, fondés sur des facteurs cliniques et génétiques qui ont un effet sur la dose-réponse de la warfarine, améliorent la précision du dosage de la warfarine, mais on ne sait pas avec certitude si la warfarine axée sur la pharmacogénétique mènera à une amélioration des critères d’évaluation cliniquement valables. Les résultats des études rétrospectives et prospectives seront examinés; de plus, la conception et les objectifs d’un essai randomisé multicentrique dont le début est prévu à la fin de 2008 seront présentés.
9 h 50 Pause-café, posters et expositions
10 h 30 Intégration de la pharmacogénomique à des essais cliniques : Le cas des approches antiathéroscléreuses
Jean-Claude Tardif, M.D., Directeur, Centre de recherche, Institut de Cardiologie de Montréal
10 h 55 Pharmacogénétique: au-delà des effets de la réduction du cholestérol
Issam Zineh, Pharm.D., Chargé de cours en Pratique pharmaceutique et pharmacie, College of Pharmacy; Chargé de cours en Médecine cardiovasculaire au College of Medicine; Directeur adjoint, University of Florida Center for Pharmacogenomics
Les statines sont parmi les médicaments cardiovasculaires les plus utilisés à travers le monde. Certains ont déclaré que les statines pourraient présenter des bienfaits accessoires pour la santé au-delà de leur capacité à abaisser le taux de cholestérol. Cette présentation aborde le potentiel de la pharmacogénétique pour déterminer les sous-populations de patients pouvant profiter de ces bienfaits.
11 h 20 Transporteurs de médicaments et pharmacothérapie personnalisée
Richard B. Kim, M.D., FRCP(C), Professeur de médecine, de physiologie et de pharmacologie; Président, Division de pharmacologie clinique; Directeur du Centre for Clinical Investigation & Therapeutics, Schulich School of Medicine & Dentistry, University of Western Ontario
Historiquement, le métabolisme a toujours été perçu comme le principal déterminant de l’élimination des médicaments. Cependant, au cours des dernières années, il a clairement été prouvé que les transporteurs de médicaments exprimés dans les organes tels le foie, l’intestin et le rein sont d’une importance capitale pour l’absorption, la distribution et l’élimination des médicaments. Comme il fallait s’y attendre, la variation génétique de tels transporteurs est maintenant beaucoup plus appréciée comme déterminants à la réaction aux médicaments tels que les médicaments hypolipidémiants de la classe des statines et l’efficacité de bon nombre de médicaments anticancéreux. Lors de cette séance, des exemples de variations génétiques de transporteurs clés et leurs conséquences sur la pharmacothérapie seront fournis. Le caractère essentiel de l’inclusion de la pharmacogénomique des transporteurs de médicaments à l’objectif de médecine personnalisée ou individualisée sera prouvé.
11 h 45 Polymorphismes régulateurs en tant que biomarqueurs en pharmacogénomique
Wolfgang Sadée, Ph.D., Professeur et président, Pharmacologie, The Ohio State Medical Center
Nous avons développé une approche générique afin de trouver des polymorphismes régulateurs cachés dans des gènes candidats clés applicables à la pharmacothérapie. Nous avons mis cette approche en application sur plusieurs gènes clés tels que DRD2, ACE, CYP3A4 et VKORC1 et avons trouvé de nouveaux polymorphismes fréquents ou validé des polymorphismes existants dans chaque case, en plus d’avoir testé leurs conséquences lors d’essais cliniques. Les polymorphismes régulateurs de ces quatre gènes ont un excellent potentiel de développement de biomarqueurs pour l’étiquetage des médicaments.
12 h 10 Comité d’experts : Discussion sur les objectifs et défis à partir de diapositives de récapitulation
Modérateur : Michael Phillips, Ph.D., Directeur de la pharmacogénomique, Génome Québec; Professeur agrégé, Université de Montréal
12 h 40 Atelier déjeuner-causerie (commandite possible)
ou dîner libre
Séance III :
PARMACOVIGILANCE ET STRATÉGIES D’ATTÉNUATION DES RISQUES
14 h 00 Mot du président
14 h 05 Pharmacovigilance et réseau de vigilance
Gideon Koren, M.D., FRCPC, FACMT, Directeur, The Motherisk Program, The Hospital for Sick Children; Professeur de pédiatrie, pharmacologie, pharmacie et médecine génétique, Université de Toronto; Professeur de médecine, pédiatrie et physiologie/pharmacologie; Ivey Chair de toxicologie moléculaire, The University of Western Ontario
La codéine est métabolisée par le cytochrome P4502D6 en morphine active. Certaines personnes sont des métaboliseurs 2D6 ultra-rapides, ce qui mène à une toxicité de la morphine après la codéine. À la suite du cas fatal de toxicité de l’opioïde chez le bébé allaité d’une mère dotée d’un métabolisme ultra-rapide, nous avons réalisé une étude cas-témoin pour déterminer la pharmacogénétique de la toxicité du SNC chez les bébés allaités dont les mères ont utilisé de la codéine pour contrer la douleur suivant l’accouchement.
14 h 30 Atténuation des risques en période de post-commercialisation
Ming Ji, M.D., Directeur administratif, Amgen Global Safety
La loi FDA Amendments Act (FDAAA) récemment adoptée apporte d’importants changements à la façon avec laquelle la FDA des États-Unis considère la sécurité des médicaments et la pharmacovigilance. La FDA peut exiger d’un promoteur qu’il réalise une étude clinique ou un essai clinique post-autorisation (en tout temps au cours du cycle de vie d’un produit) afin d’évaluer un grave risque connu, ou d’évaluer les signes d’un risque grave ou de déterminer un risque grave imprévu. Cette séance a pour but de fournir un aperçu des exigences de la FDAAA concernant les stratégies d’atténuation et d’évaluation des risques en appui à la surveillance de l’innocuité post-commercialisation et aux activités de minimisation des risques.
14 h 55 Pause et rafraîchissements, posters et expositions
15 h 30 L’économie de la pharmacogénomique en période de post-autorisation : les chiffres sont-ils éloquents?
Christopher-Paul Milne, D.V.M., M.P.H., J.D., Directeur adjoint, Tufts Center for the Study of Drug Development, Université de Tufts
Certaines études laissent entendre que de 10 % à 20 % des nouveaux médicaments pourraient être retirés de la vente ou fortement limités en post-autorisation en raison de préoccupations liées à la sécurité. En même temps, l’efficacité des médicaments prescrits pour les grandes populations de patients peut n’être que de 35 %. L’application du profil moléculaire pour la réaction aux médicaments peut aider à changer ces chiffres. Cependant, d’autres chiffres doivent d’abord être pris en compte. Cette présentation prendra en considération plusieurs questions à propos de l’économie de la pharmacogénomique (PGx) en période de post-autorisation : 1) Que savons-nous maintenant au sujet de l’économie de la PGx en post-autorisation pour le sauvetage des médicaments (échecs tardifs, retrait/tests en boîte noire, « mini-busters », etc.) et en allant de l’avant, quels sont les scénarios les plus favorables, les plus défavorables et « de cas réel » fondés sur ce que nous savons et ignorons?; 2) Quelles sont les conséquences sur le plan économique de la pharmacogénomique pour la gestion des risques en post-autorisation, la gestion thérapeutique et les décisions basées sur l’efficacité comparable?; 3) Qu’en disent les payeurs publics et, plus important encore, paieront-ils pour la PGx - réflexions sur NICE, CMS, le projet d’homologation progressive de Santé Canada, etc.?
15 h 55 Leçons pour la pharmacovigilance
Maryse St. Louis, Ph.D., Héma-Québec
Plus de 250 antigènes érythrocytaires ont été décrits jusqu’à maintenant. La plupart sont le résultat de polymorphismes mononucléotidiques offrant la possibilité d’une technologie axée sur l’ADN. Dans le but de faciliter le dépistage de masse des antigènes érythrocytaires mineurs les plus importants du point de vue clinique, une collaboration fructueuse entre les équipes des Drs Michael S. Phillips (Génome Québec) et Maryse St-Louis (Héma-Québec) a mené au développement d’une plateforme de génotypage unique. Ces efforts ont permis à Héma-Québec de créer une base de données permanente de donneurs génotypés pour plusieurs de ces antigènes érythrocytaires afin de faciliter l’obtention de sang compatible pour de nombreux patients nécessitant une transfusion d’un profil sanguin précis. La médecine transfusionnelle tire d’énormes avantages du génotypage.
16 h 15 Fin de la conférence
Jour 1
| Jour 2
|